"Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve" Hölderlin

lundi 17 juillet 2017

Le passé dévore l'avenir

Tu observes un couloir de métro fatigué par des années d'usage. Des millions de passagers sont passés par là, un siècle parfois a passé. L'ensemble est souffreteux, les réfections régulières peinent à endiguer l'usure du temps, la lutte est vaine.

Tu observes le phénomène pour toutes les infrastructures créées par l'homme : la construction est glorieuse, les premières années magnifiques et puis l'usure fait son oeuvre, complique la vie des hommes, génère des coûts de plus en plus élevés, hypothèque la capacité à investir sur le futur. Les ponts et les routes, les systèmes informatiques, les lois et les procédures, toutes ces constructions humaines deviennent nécessairement un poids à un moment donné.

Ne faudrait-il pas imaginer des infrastructures légères, temporaires, remplaçables rapidement et simplement ? N'y a t-il pas une alternative simple, décentralisée et modulaire à construire ? 

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