La fraîcheur enveloppe les petits matins,
Inondant de soleil les journées qui s'allongent,
Transperçant l'air d'avril les hirondelles plongent
Dans un ciel immaculé, d'un bleu de satin.
Le parc déserté est muré dans le silence,
Demain est annulé, la vie est sans futur,
Aujourd'hui, notre seul point de repère sûr,
Les heures s'étirent, en pleine conscience.
Le muflier montre le rose de ses fleurs,
Le printemps se moque de nos visages blêmes,
Éternel miracle, éternel retour du même.
Bientôt nos corps seront mordus par la chaleur,
Nous sortirons comme chaque petit matin,
Dans un ciel immaculé, d'un bleu de satin.
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samedi 28 mars 2020
Près de toi
Tu es tantôt silencieuse
Tout près de moi dans le métro
Ou bien irrévérencieuse
Là où la décence est de trop
Nous avons mordu le soleil
Et la poussière en Italie
Connu les soirées sans sommeil
Et les histoires qu'on oublie
Tu me manques depuis toujours
De loin en loin, de proche en proche
Je te perds de tours en détours
J’ignore l'anguille sous roche
Je t'ai aperçue ou frôlée
Sans réussir à te connaître
Chaque fois tu t'es effacée
Sans que le destin puisse naître
Lune cachée tournant autour
De mon existence, j'ignore
Tout de toi et de tes atours
Avant que se lève l’aurore
Ce sont quelques banalités
Presque rien, un je-ne-sais-quoi
Quelques mots simples échangés
Qui créent l’inattendu en moi
Alors s’arrête ton absence
Tu m’apparais brutalement
Me frappant comme une évidence
Quand le hasard se fait clément
mercredi 18 mars 2020
Calvi
Naviguer sans savoir comment sera la mer
Voir la citadelle succomber au couchant
Se retirer dans un silence rougeoyant
Dérisoire morceau de soleil dans l’amer
Au loin un jeune garçon appelle sa mère
Des képis blancs défilent sagement en rang
La tramontane souffle et fouette le sang
Une boule de feu s’abîme dans la mer
Sur les hauteurs, dans le silence environnant
A l’heure où les voiles blanches rentrent au port
Les mots d’Hadrien apportent leur réconfort
Lucides et sombres quand vient le soir bourdonnant
Voir la citadelle succomber au couchant
Se retirer dans un silence rougeoyant
Dérisoire morceau de soleil dans l’amer
Au loin un jeune garçon appelle sa mère
Des képis blancs défilent sagement en rang
La tramontane souffle et fouette le sang
Une boule de feu s’abîme dans la mer
Sur les hauteurs, dans le silence environnant
A l’heure où les voiles blanches rentrent au port
Les mots d’Hadrien apportent leur réconfort
Lucides et sombres quand vient le soir bourdonnant
dimanche 15 décembre 2019
Gênes
Elle serpente entre mer et montagne,
Secrète, baroque et paradoxale,
Belle et rebelle, sa laideur bancale,
Repousse avant que le charme ne gagne.
Les ruelles louches cachent mystères,
Trésors et activités interlopes,
Palais défraîchis, rêves philanthropes,
Le baroque triomphe des austères.
Les fresques grandioses, les dorures,
Vestiges des gloires passés sidèrent,
Petit garçon devant la bonbonnière.
La mer ouvre la porte à l’aventure,
Les vagues crient dans un accès de fièvre,
Boccadasse, goût de sel sur les lèvres.
Secrète, baroque et paradoxale,
Belle et rebelle, sa laideur bancale,
Repousse avant que le charme ne gagne.
Les ruelles louches cachent mystères,
Trésors et activités interlopes,
Palais défraîchis, rêves philanthropes,
Le baroque triomphe des austères.
Les fresques grandioses, les dorures,
Vestiges des gloires passés sidèrent,
Petit garçon devant la bonbonnière.
La mer ouvre la porte à l’aventure,
Les vagues crient dans un accès de fièvre,
Boccadasse, goût de sel sur les lèvres.
mercredi 4 décembre 2019
Ton rire
Ton rire monte tel la vague
Roulis incessant recouvrant
D’un ressac fort et enivrant
Les maux d’un esprit qui divague
Ton rire éclate en mille fleurs
Inconnues et exubérantes
De couleur pourpre ou amarante
Soleil des dernières chaleurs
Ton rire fait place au silence
Léger, simple et espiègle
Purgeant l’air empesté de règles
Dans le soir d’été qui s’avance
Roulis incessant recouvrant
D’un ressac fort et enivrant
Les maux d’un esprit qui divague
Ton rire éclate en mille fleurs
Inconnues et exubérantes
De couleur pourpre ou amarante
Soleil des dernières chaleurs
Ton rire fait place au silence
Léger, simple et espiègle
Purgeant l’air empesté de règles
Dans le soir d’été qui s’avance
vendredi 29 novembre 2019
Nuit Blanche
La grande parade, sa présence invisible
S’ébroue lorsque la fantasmagorie m’étreint
Sur les chars absurdes tout redevient possible
Et la réalité trop sensible s’éteint
Les cornemuses résonnent dans l’avenue
Les sons se mélangent sous un ciel transparent
La célébration d’une reine incongrue
Débute dans un maelström évanescent
Les paupières se font lourdes et grandes closes
Les cheveux ailés passent Rue de Rivoli
La foule tente de fuir ce qui l'ankylose
A l'instant où plus rien ne s’oppose à la nuit
Les robots mutiques, futur cybernétique
Se trémoussent devant le Louvre vieillissant
Pris dans la fièvre des rythmes électroniques
La foule devient leur complice mugissant
Une drôle de fille au t-shirt rose flotte
Suivie d’un dragon, immense ondulation
Fendant comme l’éclair la foule polyglotte
Me laissant perdu dans ma stupéfaction
La procession foutraque enfin terminée
Reste le beau silence du Palais Royal
Avec sa dignité à peine illuminée
Théâtre d’un étrange cérémonial
La dérive dans les rues grouillantes s’achève
L’artiste dans sa bulle est bien vite oublié
Il est temps de se coucher, poursuivre le rêve
Le métro me rappelle à la réalité
S’ébroue lorsque la fantasmagorie m’étreint
Sur les chars absurdes tout redevient possible
Et la réalité trop sensible s’éteint
Les cornemuses résonnent dans l’avenue
Les sons se mélangent sous un ciel transparent
La célébration d’une reine incongrue
Débute dans un maelström évanescent
Les paupières se font lourdes et grandes closes
Les cheveux ailés passent Rue de Rivoli
La foule tente de fuir ce qui l'ankylose
A l'instant où plus rien ne s’oppose à la nuit
Les robots mutiques, futur cybernétique
Se trémoussent devant le Louvre vieillissant
Pris dans la fièvre des rythmes électroniques
La foule devient leur complice mugissant
Une drôle de fille au t-shirt rose flotte
Suivie d’un dragon, immense ondulation
Fendant comme l’éclair la foule polyglotte
Me laissant perdu dans ma stupéfaction
La procession foutraque enfin terminée
Reste le beau silence du Palais Royal
Avec sa dignité à peine illuminée
Théâtre d’un étrange cérémonial
La dérive dans les rues grouillantes s’achève
L’artiste dans sa bulle est bien vite oublié
Il est temps de se coucher, poursuivre le rêve
Le métro me rappelle à la réalité
jeudi 21 novembre 2019
Credo
Ne jamais, au grand jamais croire en rien
Ou ne s’égarer qu’un temps en chemin
Être dévot de toutes les Églises
Puis les rejeter la leçon apprise
Brûler sans aucun regret ses navires
Puis partir pour conquérir un empire
Refuser le vil enracinement
Être nomade aux semelles de vent
Être du côté sombre et malheureux
Renoncer aux mots qui rendent heureux
Muter sans peur à toute occasion
Vouloir toutes les révolutions
Préférer la via negativa
A la servitude de la doxa
Souhaiter tout revivre à l'identique
Ne jamais être d’humeur nostalgique
Comprendre que la vie n’a aucun sens
Que rien n’est jamais écrit par avance
Ou ne s’égarer qu’un temps en chemin
Être dévot de toutes les Églises
Puis les rejeter la leçon apprise
Brûler sans aucun regret ses navires
Puis partir pour conquérir un empire
Refuser le vil enracinement
Être nomade aux semelles de vent
Être du côté sombre et malheureux
Renoncer aux mots qui rendent heureux
Muter sans peur à toute occasion
Vouloir toutes les révolutions
Préférer la via negativa
A la servitude de la doxa
Souhaiter tout revivre à l'identique
Ne jamais être d’humeur nostalgique
Comprendre que la vie n’a aucun sens
Que rien n’est jamais écrit par avance
dimanche 17 novembre 2019
Dimanche matin
La pluie ricoche sur le pavé desséché,
Les espoirs écorchés
Apparaît le souvenir des rois et des princes
Les yeux rougis se rincent
Les ors de la République sont enjôleurs
Passent les éboueurs
Les pierres irradient de grandeur affectée
Les rages oubliées
Le mobilier dix-huitième siècle est exquis
Un flic est lui requis
La rue de Grenelle est bizarrement déserte
Tristes portes ouvertes
Dans le parc la cité étouffe son écho
Au sol un lacrymo
La pluie recouvre Paris de son lourd manteau
Demain il fera beau
Les espoirs écorchés
Apparaît le souvenir des rois et des princes
Les yeux rougis se rincent
Les ors de la République sont enjôleurs
Passent les éboueurs
Les pierres irradient de grandeur affectée
Les rages oubliées
Le mobilier dix-huitième siècle est exquis
Un flic est lui requis
La rue de Grenelle est bizarrement déserte
Tristes portes ouvertes
Dans le parc la cité étouffe son écho
Au sol un lacrymo
La pluie recouvre Paris de son lourd manteau
Demain il fera beau
jeudi 14 novembre 2019
lundi 11 novembre 2019
Le champ de blé
Les nuées d'oiseaux rieurs font la bombe
Entre les arbres, dans le soir qui tombe
Les blés allument les champs de leurs feux
Éternel retour, vie renouvelée,
Consolation d'une peur passée,
Quand reviennent à l'esprit les aïeux.
Les épis dorés dansent de conserve,
Un oiseau ambiance de sa verve
La campagne refusant le sommeil.
Le soleil triomphant descend en flamme,
Brûlant la rétine comme mon âme,
Le ciel revêt son manteau de vermeil.
Je soutiens le défi de la lumière,
Décidé, je fais face l'âme fière.
Les fauves devant moi ondulent sûrs
Taches flamboyantes d'or et de rouge,
Le péril bien vivant dans l'ombre bouge,
Je marche dans un présent sans futur.
Le vert exubérant des herbes folles,
Théâtre des batailles picrocoles
Entre les insectes et les rongeurs,
Est l'écrin où l'infini se consume,
Résigné mais sans la moindre amertume
Pris au piège d'une douce chaleur.
Le paysage demeure immuable
Sauvage, labouré, domesticable
Toujours autre, toujours renouvelé,
Ici je ressens l'absolue présence
Du temps qui passe, son évanescence,
Un lapin cours dans le champ affolé.
Le doux feulement du vent dans les arbres
Accompagne les intenses palabres
D'une nuée d'insectes butineurs,
Effleurant mes cas d’inconscience,
Avec un art virant à la science.
Le goût de vivre passe par les fleurs.
Je m’allonge sur un lit de feuillage
En quête de je ne sais quel présage.
Les épis ploient sous la brise d’été,
Pris dans le reflux de vagues altières,
Je devine l’écho de la matière,
Raisonnant dans mon esprit hébété.
Je sens un goût de terre dans la bouche,
Ressens la pulsation qui me bouche
La vue, le cœur serré, au bord des yeux.
Je m’abandonne au disque solitaire,
Perdu dans une langueur solidaire
Et nous ne faisons plus qu’un à nous deux.
Je me baigne dans l'air du temps qui change,
Débout au milieu de la vie étrange.
L'abandon vaporeux de mon vouloir,
Une fois abandonné l'artifice,
Me conduit contrit devant la justice
Bien des années avant le dernier soir.
Le sucre de l’amertume m’innerve,
Le presque rien m’accueille sans réserve,
Rien ne sert à rien et tout est égal,
Le moi poli se trempe dans l’étrange,
Langueur résignée, que plus rien ne change,
Le soleil fait d’un fruit mur son régal.
Je me connecte aux forces telluriques
Provenant des éléments archaïques,
Sur leurs fronts scintille un pur diamant.
Un trait d’union entre ciel et terre,
Dur tel l’acier, fragile tel le verre,
M’apparaît enfin encore fumant.
Si loin, pourtant si proches sont les hommes
De tous temps résignés, bêtes de somme,
Au loin le cliquetis sourd d’un moteur,
Les éléments résistent, se refusent,
Nature, les seigneurs et maîtres rusent
Ils pensent te vaincre par leur labeur.
Pieds profondément ancrés dans la terre,
Je respire comme les vieilles pierres,
Soudain avare de mes mouvements.
Se chosifier pour mieux disparaître,
Tentation qui ne peut me repaître,
Je connais trop le goût du changement.
La terre blanche, aridité calcaire,
Qu’il est difficile de m’en abstraire,
Recouvre d'un voile mystérieux
Le sol traversé par ses cicatrices.
Les vicissitudes réparatrices
Sont bien souvent un baume doucereux.
Un brûlot crépite, sa fumée noire,
La fraîcheur se laisse doucement boire,
Un jour fine poussière également,
Un jour quand la vie sera consumée,
J'aspire la campagne parfumée,
Il n'est pas venu le temps du tourment.
Il est grand temps de briser ma statue,
La marche toujours, frénésie têtue,
Fier zélote converti bien avant
Les fausses croyances inexpressives.
La nuit approche, torpeur progressive,
Quand triomphe implacable le vivant.
Il est grand temps de reprendre la route
Le corps parle, le ciel de soie écoute,
Le nez au vent, bravache face au ciel,
Je me fonds dans cette espèce d'espace,
Au sol tombe une lourde carapace,
Pays ruisselant de lait et de miel.
Je bois les blés blonds, douce chevelure,
Je noie mon bleu dans un ciel d'aventure,
Devenu le comparse du soleil
La course accélère devenue ivre,
Le tumulte vient, un lien délivre,
Dans un silence à nul autre pareil.
Entre les arbres, dans le soir qui tombe
Les blés allument les champs de leurs feux
Éternel retour, vie renouvelée,
Consolation d'une peur passée,
Quand reviennent à l'esprit les aïeux.
Les épis dorés dansent de conserve,
Un oiseau ambiance de sa verve
La campagne refusant le sommeil.
Le soleil triomphant descend en flamme,
Brûlant la rétine comme mon âme,
Le ciel revêt son manteau de vermeil.
Je soutiens le défi de la lumière,
Décidé, je fais face l'âme fière.
Les fauves devant moi ondulent sûrs
Taches flamboyantes d'or et de rouge,
Le péril bien vivant dans l'ombre bouge,
Je marche dans un présent sans futur.
Le vert exubérant des herbes folles,
Théâtre des batailles picrocoles
Entre les insectes et les rongeurs,
Est l'écrin où l'infini se consume,
Résigné mais sans la moindre amertume
Pris au piège d'une douce chaleur.
Le paysage demeure immuable
Sauvage, labouré, domesticable
Toujours autre, toujours renouvelé,
Ici je ressens l'absolue présence
Du temps qui passe, son évanescence,
Un lapin cours dans le champ affolé.
Le doux feulement du vent dans les arbres
Accompagne les intenses palabres
D'une nuée d'insectes butineurs,
Effleurant mes cas d’inconscience,
Avec un art virant à la science.
Le goût de vivre passe par les fleurs.
Je m’allonge sur un lit de feuillage
En quête de je ne sais quel présage.
Les épis ploient sous la brise d’été,
Pris dans le reflux de vagues altières,
Je devine l’écho de la matière,
Raisonnant dans mon esprit hébété.
Je sens un goût de terre dans la bouche,
Ressens la pulsation qui me bouche
La vue, le cœur serré, au bord des yeux.
Je m’abandonne au disque solitaire,
Perdu dans une langueur solidaire
Et nous ne faisons plus qu’un à nous deux.
Je me baigne dans l'air du temps qui change,
Débout au milieu de la vie étrange.
L'abandon vaporeux de mon vouloir,
Une fois abandonné l'artifice,
Me conduit contrit devant la justice
Bien des années avant le dernier soir.
Le sucre de l’amertume m’innerve,
Le presque rien m’accueille sans réserve,
Rien ne sert à rien et tout est égal,
Le moi poli se trempe dans l’étrange,
Langueur résignée, que plus rien ne change,
Le soleil fait d’un fruit mur son régal.
Je me connecte aux forces telluriques
Provenant des éléments archaïques,
Sur leurs fronts scintille un pur diamant.
Un trait d’union entre ciel et terre,
Dur tel l’acier, fragile tel le verre,
M’apparaît enfin encore fumant.
Si loin, pourtant si proches sont les hommes
De tous temps résignés, bêtes de somme,
Au loin le cliquetis sourd d’un moteur,
Les éléments résistent, se refusent,
Nature, les seigneurs et maîtres rusent
Ils pensent te vaincre par leur labeur.
Pieds profondément ancrés dans la terre,
Je respire comme les vieilles pierres,
Soudain avare de mes mouvements.
Se chosifier pour mieux disparaître,
Tentation qui ne peut me repaître,
Je connais trop le goût du changement.
La terre blanche, aridité calcaire,
Qu’il est difficile de m’en abstraire,
Recouvre d'un voile mystérieux
Le sol traversé par ses cicatrices.
Les vicissitudes réparatrices
Sont bien souvent un baume doucereux.
Un brûlot crépite, sa fumée noire,
La fraîcheur se laisse doucement boire,
Un jour fine poussière également,
Un jour quand la vie sera consumée,
J'aspire la campagne parfumée,
Il n'est pas venu le temps du tourment.
Il est grand temps de briser ma statue,
La marche toujours, frénésie têtue,
Fier zélote converti bien avant
Les fausses croyances inexpressives.
La nuit approche, torpeur progressive,
Quand triomphe implacable le vivant.
Il est grand temps de reprendre la route
Le corps parle, le ciel de soie écoute,
Le nez au vent, bravache face au ciel,
Je me fonds dans cette espèce d'espace,
Au sol tombe une lourde carapace,
Pays ruisselant de lait et de miel.
Je bois les blés blonds, douce chevelure,
Je noie mon bleu dans un ciel d'aventure,
Devenu le comparse du soleil
La course accélère devenue ivre,
Le tumulte vient, un lien délivre,
Dans un silence à nul autre pareil.
Provenant des entrailles retournées,
Dérisoires mémoires dessinées,
Les joies fossiles des premiers matins
Affleurent en surface anachroniques,
Formes dansantes, cercles concentriques
Souvenirs du temps sans cesse assassin.
Dans les tréfonds se cache le mystère,
De l’émotion libre qui libère,
L’âme rompue par son mol mouvement.
Les insectes pris dans la sécheresse,
Susurrent les secrets de la paresse,
La plaine se prépare au firmament.
La pénombre illumine le mystère,
Je rentre dans une nouvelle sphère,
Dans ce bref moment entre chien et loup,
La nuit est prête à tomber sur le monde,
Recouvrant tout d’une humeur vagabonde,
Passé, futur ne comptent plus beaucoup.
J’accepte sans violence ni haine,
Le ticket périmé, la fin prochaine,
Tout passe, lasse à part le souvenir,
Rien ne sert de renier l’ineffable,
Rien, car la trace demeure effaçable.
Alors marche serein pour advenir.
Les étoiles fleurissent lentement,
Les arbres se remplissent du moment,
Flotte un parfum d’herbe coupée dans l’air,
Enfin, s’effacent toutes les contraintes.
Enfin, disparaissent toutes les craintes.
Il ne reste qu’à goûter le ciel clair.
La nuit s'abat peu à peu sur le monde,
Dans mes veines s'écoulent les secondes,
Alimentant mon corps d'un nouveau feu.
Les murmures de la vie désirée
Libèrent la pensée aliénée,
J'ai décidé de vivre, avant l'adieu !
Les joies fossiles des premiers matins
Affleurent en surface anachroniques,
Formes dansantes, cercles concentriques
Souvenirs du temps sans cesse assassin.
Dans les tréfonds se cache le mystère,
De l’émotion libre qui libère,
L’âme rompue par son mol mouvement.
Les insectes pris dans la sécheresse,
Susurrent les secrets de la paresse,
La plaine se prépare au firmament.
La pénombre illumine le mystère,
Je rentre dans une nouvelle sphère,
Dans ce bref moment entre chien et loup,
La nuit est prête à tomber sur le monde,
Recouvrant tout d’une humeur vagabonde,
Passé, futur ne comptent plus beaucoup.
J’accepte sans violence ni haine,
Le ticket périmé, la fin prochaine,
Tout passe, lasse à part le souvenir,
Rien ne sert de renier l’ineffable,
Rien, car la trace demeure effaçable.
Alors marche serein pour advenir.
Les étoiles fleurissent lentement,
Les arbres se remplissent du moment,
Flotte un parfum d’herbe coupée dans l’air,
Enfin, s’effacent toutes les contraintes.
Enfin, disparaissent toutes les craintes.
Il ne reste qu’à goûter le ciel clair.
La nuit s'abat peu à peu sur le monde,
Dans mes veines s'écoulent les secondes,
Alimentant mon corps d'un nouveau feu.
Les murmures de la vie désirée
Libèrent la pensée aliénée,
J'ai décidé de vivre, avant l'adieu !
Amaury
Les premières notes de piano
S’élèvent en volutes bleues dans l’air,
Sublimant le silence qui éclaire
La vieille maison de la radio.
La grande carcasse s’est arc-boutée
Sur les touches, bulle en suspension
Croisant contrebasse et percussions
Eau et huile qui dans le velouté
De la musique qui nous enveloppe
Ont un dialogue de misanthropes,
Se cherchent sans jamais se mélanger.
Nous restons vides, le souffle coupé,
Alors d’ultimes éclats de cristal
Percent les cœurs réunis dans la salle
S’élèvent en volutes bleues dans l’air,
Sublimant le silence qui éclaire
La vieille maison de la radio.
La grande carcasse s’est arc-boutée
Sur les touches, bulle en suspension
Croisant contrebasse et percussions
Eau et huile qui dans le velouté
De la musique qui nous enveloppe
Ont un dialogue de misanthropes,
Se cherchent sans jamais se mélanger.
Nous restons vides, le souffle coupé,
Alors d’ultimes éclats de cristal
Percent les cœurs réunis dans la salle
jeudi 10 octobre 2019
Revenir
Revoir la ville et ses lumières
Quand il faut enfin revenir
Des rêves à n’en plus finir
Dans les bars il y a les bières
Qui s’alignent dressées et fières
Comme un défi à l’avenir
Une autre vient pour adoucir
Les réalités coutumières
Les corps viennent se rembrunir
Des émois dans la gibecière
Rire aux éclats d’un souvenir
D’un monument, d’une lumière
Le jour commence à raccourcir
On jette un coup d’œil en arrière
Quand il faut enfin revenir
Des rêves à n’en plus finir
Dans les bars il y a les bières
Qui s’alignent dressées et fières
Comme un défi à l’avenir
Une autre vient pour adoucir
Les réalités coutumières
Les corps viennent se rembrunir
Des émois dans la gibecière
Rire aux éclats d’un souvenir
D’un monument, d’une lumière
Le jour commence à raccourcir
On jette un coup d’œil en arrière
mardi 1 octobre 2019
Nada
Avenue chic déserte
Juste des papiers sales
Le silence s’installe
Sens et flics en alerte
De rares marques jaunes
Aux barrages filtrants
Trimbalent leur néant
Attendrissante faune
Les rois d’une journée
Renversent les valeurs
Et crachent leur rancœur
Face à tous les biens nés
Dior pas Kipsta
Le grand remplacement
Débute maintenant
Tout le monde en Prada
Que crève Babylone !
Juste des papiers sales
Le silence s’installe
Sens et flics en alerte
De rares marques jaunes
Aux barrages filtrants
Trimbalent leur néant
Attendrissante faune
Les rois d’une journée
Renversent les valeurs
Et crachent leur rancœur
Face à tous les biens nés
Dior pas Kipsta
Le grand remplacement
Débute maintenant
Tout le monde en Prada
Que crève Babylone !
mercredi 25 septembre 2019
Soleil couchant (Saint-Malo)
Le soleil embrase le ciel
Ses rayons embrassent la mer
L’or rose, l’argent et le miel
Se mêlent à l’orange amer
Le calme vient, cet ami cher,
Son voile superficiel,
Le soleil embrasse le ciel
Ses rayons embrasent la mer
En cet instant essentiel
Où le jour montre son envers
Et son nuancier pluriel
Je ressens tout un univers
Le soleil embrase le ciel
Ses rayons embrassent la mer
L’or rose, l’argent et le miel
Se mêlent à l’orange amer
Le calme vient, cet ami cher,
Son voile superficiel,
Le soleil embrasse le ciel
Ses rayons embrasent la mer
En cet instant essentiel
Où le jour montre son envers
Et son nuancier pluriel
Je ressens tout un univers
Le soleil embrase le ciel
vendredi 20 septembre 2019
Saint-Malo
Les vagues reviennent se cogner aux rochers,
Les nuances de vert se mêlent à l’argent,
Les remparts de granit guettent farouchement,
Esseulés sans ennemis à effaroucher.
La fière cité fait commerce diligent,
Non de pêche ou d’esclaves mais de souvenirs
Car là se cache le besoin le plus urgent
De tous ceux qui vont dans leur vie sans devenir.
Je pars sillonner la plage pour observer
Mouettes et cerfs-volants dans leur vol tangent,
Prendre les forts à marée basse sans faiblir,
Assis face à la mer immortelle, rêver
D’aventures, de lointains pays émergents,
Je laisse la chaleur du soleil m’envahir.
mardi 17 septembre 2019
Lumière bleue
La lumière bleue illumine
Nos vies et brûle nos rétines
Réchauffe les cœurs solitaires
Devient Maîtresse autoritaire
Comble la moindre des envies
De l'essentiel nous dévie
Devant l'écran qui nous fascine
Plongés dans la sombre piscine
Des contenus éparpillés
Soupe de liens et d'idées
Maelström de sensations
Techniques de soumissions
Pop-up notifications
Scrolle down nos illusions
Pour fantasmer les vies parfaites
Des anonymes, des vedettes
Puis chercher de vaines excuses
A nos entreprises confuses
Pauvres junkies en mal de fix
Shoots de dopamine, idées fixes
Dévorés par nos addictions
Et notre triste passion
Pour les dérivatifs fictifs
Victimes des biais cognitifs
mercredi 21 août 2019
L'avion
L’avion s’arrache du sol
Dans une dernière secousse
Pour oublier mes vieilles frousses
Qui s'émoussent durant le vol
Je clos mes yeux, taiseux et sage
Anonyme enfin dans la foule
Seul, avec mes pensées qui roulent
Je goûte les joies du voyage.
Un voyage toujours en cours
A tout jamais inachevé
À tout jamais recommencé
Et moult accident de parcours.
Ni réponses, ni questions
Rechercher de nouveaux visages
Rêver devant d’autres rivages
Juste la contemplation.
Dans une dernière secousse
Pour oublier mes vieilles frousses
Qui s'émoussent durant le vol
Je clos mes yeux, taiseux et sage
Anonyme enfin dans la foule
Seul, avec mes pensées qui roulent
Je goûte les joies du voyage.
Un voyage toujours en cours
A tout jamais inachevé
À tout jamais recommencé
Et moult accident de parcours.
Ni réponses, ni questions
Rechercher de nouveaux visages
Rêver devant d’autres rivages
Juste la contemplation.
dimanche 21 juillet 2019
Urgences
Assis sous le néon blafard
Seul et impuissant dans l’attente
D’un mot, d’un moment de détente
Viatiques a ton cafard
Sur les sièges bleus déglingués
Un clochard sans sa villageoise
Une digne et sage bourgeoise
Seuls autres hôtes distingués
Un junkie hurle pour sa dope
Arrive enfin un stéthoscope
Qui dans un sabir entendu
Confirme le diagnostic
Ce mauvais rêve inattendu
Au lourd et sombre pronostic
Seul et impuissant dans l’attente
D’un mot, d’un moment de détente
Viatiques a ton cafard
Sur les sièges bleus déglingués
Un clochard sans sa villageoise
Une digne et sage bourgeoise
Seuls autres hôtes distingués
Un junkie hurle pour sa dope
Arrive enfin un stéthoscope
Qui dans un sabir entendu
Confirme le diagnostic
Ce mauvais rêve inattendu
Au lourd et sombre pronostic
samedi 20 juillet 2019
lundi 24 juin 2019
Le terrain vague
Je suis le terrain vague
De la poussière né
Poussière retournée
Pur néant qui divague
Mon sol a tout connu
Les champs de blé et d’orge
L’acre fumée des forges
Les bureaux froids et nus
Mon sol est arasé
Mes entrailles sont pleines
De joies comme de peines
Artefacts du passé
Mon sol gris est silence
Mon dessein suspendu
A l'homme inattendu
Libérant ma vacance
Je suis le terrain vague
Présent chaque printemps
Jusqu’à la fin des temps
Pur néant qui divague
De la poussière né
Poussière retournée
Pur néant qui divague
Mon sol a tout connu
Les champs de blé et d’orge
L’acre fumée des forges
Les bureaux froids et nus
Mon sol est arasé
Mes entrailles sont pleines
De joies comme de peines
Artefacts du passé
Mon sol gris est silence
Mon dessein suspendu
A l'homme inattendu
Libérant ma vacance
Je suis le terrain vague
Présent chaque printemps
Jusqu’à la fin des temps
Pur néant qui divague
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