"Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve" Hölderlin
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mercredi 9 janvier 2019

Philosophes modernes

Les philosophes intéressants ne se trouvent plus dans les universités, ils ne s'amusent plus à débaucher la jeunesse dorée.

Ceux qui ont une vision du monde, une Weltanschauung si tu veux faire ton pédant, sont les entrepreneurs qui veulent changer le monde. Les Musk, Bezos et compagnie ont une pensée, une vision et tentent de l'imposer au monde.

La pensée doit se décliner en action, elle ne peut rester en vase clos.

jeudi 24 mai 2018

Es-tu chien ou es-tu loup ?

L'époque est aux entrepreneurs, aux aventuriers capables de brûler leurs navires, d'explorer de nouveaux horizons, sans peur et sans reproche. Nombreux sont ceux qui veulent les imiter, s'éloigner des chemins balisés, devenir loups.

Mais la plupart sont chiens, bien dressés et avec un joli collier. Ils ne peuvent supporter l'incertitude, la variabilité, le rapport de force constant. Lâchés dans la forêt, ils ne résisteront pas aux premiers frimas. 

Ce n'est pas honteux. Rares sont les personnes capables de payer le prix de l'absolue liberté. N'est pas loup qui veut. 

vendredi 22 septembre 2017

Le véritable secret des entrepreneurs qui réussissent

Être entrepreneur est certainement le rôle le plus valorisé à l'heure actuel. C'est le héros des temps modernes, un être d'exception qui par ses seules qualités créé de la valeur. 

Pourtant de nombreuses personnes oublient que ce qui fait la différence est la capacité à prendre des risques, à tenter, créer, sans avoir peur du lendemain. On va te parler de qualités uniques, de force de caractère, récompensant les audacieux. Mais tout cela est faux.

Ce qui fait la différence n'est pas la capacité à prendre des risques mais la possibilité de survivre à un échec. Si tu sais pouvoir rebondir après un échec sans trop de mal financièrement et socialement, tu prendras tous les risques pour monter ton projet, tes décisions seront mieux avisées sans la pression du court terme. Or, la meilleure assurance pour cela est d'avoir un capital financier et social important. 

Voilà pourquoi l'écrasante majorité des entrepreneurs, incluant les créateurs de start-ups, sont issus de milieux aisés. La capacité de se lancer sans trop se soucier de l'argent est le secret qui permet d'augmenter fortement ses chances de réussites. 

Le talent ou le mérite viennent après dans les facteurs clés de réussite. 

jeudi 14 septembre 2017

La véritable motivation des entrepreneurs

Tu connais ce qui motive vraiment toutes les personnes qui créent leur entreprise ou tentent de se mettre à leur compte ? Ce n'est ni l'argent, ni la gloire, c'est la volonté d'échapper à la bureaucratie, au cortège de règles, procédures et principes absurdes qui régissent la plupart des organisations. 

Naïfs. Ils seront aux prises avec les mêmes horreurs bureaucratiques dès qu'ils feront face à un fournisseur, un client ou à l'administration. 

vendredi 25 août 2017

Le café du commerce a de l'avenir

Tu tombes sur un article rafraîchissant sur la génération Y, dénonçant les jeunes donneurs de leçons qui parlent beaucoup mais agissent peu. Il est vrai que les réflexions de café du commerce de jeunes sans vécu ont le don de t'agacer avec leur lot de réflexions naïves et de pensée spontanée.


Pourtant ce n'est pas une question de génération, tu trouves des donneurs de leçons de tout âge. Bien entendu, ils ne savent rien, ne creusent rien, ne comprennent rien en profondeur. Ils se contentent de l'ouvrir en pensant que leur opinion personnelle est brillante et supérieure à celle des autres. Tu trouves ces piliers du café du commerce dans ton entreprise, sur les réseaux sociaux (moment suspendu quand Martine76 explique sur un forum santé que les vaccins ne servent à rien et sont "dengereux"), dans les dîners entre amis... Tu as l'impression que s'abstenir de donner son avis quand on ne sait pas n'est plus une option. 


Savoir se taire est pourtant une grande preuve d'intelligence. 

C'est une qualité qui se perd. 

vendredi 28 juillet 2017

De l'importance d'une parole sincère...

C'est l'époque des messages aseptisés, calibrés, soigneusement soupesés. Il faut des faits irréfutables, des chiffres "factuels", éliminer l'affect. La communication est ainsi aussi engageante que la dernière procédure du service qualité. Les destinataires dont tu fais parfois parti deviennent fous à la lecture de ces phrases creuses, sans âme, sans humanité. 

Lis donc ce message d'Elon Musk suite à des accidents du travail dans ces usines, avec de vrais mots, de l'affect, des émotions. Ressens la différence avec les messages que tu reçois au quotidien.

Ça te fait penser à cette scène de Pierrot le fou quand Marianne dit à Pierrot : "tu me parles avec des mots et moi je te regarde avec des sentiments". 




jeudi 8 juin 2017

Marketing pâtissier

Tu te balades dans la ville et tu tombes sur une nouvelle pâtisserie ouverte par un chef star. Décor soigné, logo léché, slogan pêchu toutes les recettes du marketing sont là pour te faire digérer les 7,5 € facturés pour un petit gâteau individuel. 

Bizarrement, tu en oublies l'essentiel au milieu des lumières tamisées, entouré des livres et produits dérivés à l’effigie du maître : le délice sucré. Ce n'est pas tant la pâtisserie qui compte que l'expérience d'achat, voici un exemple concret du passage à l'objet de luxe au luxe "expérienciel". 

Alors ce gâteau au final ? Rien d'incroyable, d'autant plus que la qualité du marketing te faisait espérer bien plus. Mais c'est désormais récurrent, le marketing prime désormais sur la qualité réelle du produit ou du service.

dimanche 4 juin 2017

Comprendre qui est ton véritable client

Ceux qui réussissent le mieux, sont ceux qui comprennent rapidement qui est leur client.

Sachant que ton véritable client n'est pas forcément celui qui paie pour ton produit ou ton service.

Demande à ces types qui progressent dans leur carrière en se fichant du client final grâce à une excellente gestion de leurs responsables hiérarchiques. 


mardi 9 mai 2017

Travail ou loisir ?

Une activité pour laquelle personne n'est prêt à payer n'est pas un travail mais un loisir. 

Note pour nombre d'entrepreneurs ou freelancers n'arrivant pas à monétiser leur activité. 

vendredi 27 janvier 2017

Freelance ou entrepreneur ?

La mode, car c'est bien d'une mode dont il s'agit, est de se proclamer entrepreneur. Alors que seule une infime minorité a l'état d'esprit adéquat pour réussir. 

Beaucoup confondent en réalité l'entrepreneur avec le freelance ou l'artisan.
- Le chef d'entreprise cherche à développer une activité scalable qui n'a pas besoin de sa contribution pour se développer. Il devra donc vendre le travail des autres, sa contribution à la production d'un bien ou d'un service ne fera pas la différence
- Le freelance vend sa seule force de travail et assure donc lui-même la production de ses prestations pour son client. Bien sûr, une partie du travail peut être déléguée à des assistants mais les clients recherchent une relation intuitu personae nécessitant une implication personnelle dans la production. Certes le freelance peut devenir un expert incontestable dont la maîtrise justifie des prix élevés mais son activité ne sera jamais scalable.

À toi donc de choisir entre une organisation travaillant pour toi et un réseau de clients qui t'emploie, entre structure et légèreté, contrôle et flexibilité, global et local, boutique et industrie, process et relations personnelles. 

Comme souvent, il n'y a pas de mauvais choix mais encore faut-il l'assumer.

lundi 9 janvier 2017

Monter une startup ou une entreprise frugale ? Les leçons de la crise chez Medium

Tu apprends que Medium, la plateforme de blogs la plus populaire du moment est dans une impasse. Après avoir levé 132 millions de dollars et au bout de 5 ans d'existence, l'entreprise avoue ne toujours pas avoir trouvé de modèle économique pour son service (!). La publicité, ce miroir aux alouettes, n'offre aucun moyen de financer dans la durée un service, l'impasse stratégique de Medium le montre une nouvelle fois. Il faut trouver le moyen de faire payer d'une façon ou d'une autre le producteur ou le consommateur afin de construire une plateforme pérenne. C'est le modèle des journaux qui sont en train de réussir leur transition numérique comme le Washington Post. 

Mais revenons à la question de fond : veux-tu créer une startup ou être frugal et créer une entreprise, une vraie ? Medium paie le fait d'avoir voulu "accélérer" il y a quelques années grâce à l'argent des autres au lieu de trouver rapidement un modèle économique et compter sur ses propres forces. Mais comme parfaitement résumé dans un post au vitriol de Signal v. Noise le blog de Basecamp (lis le génial Rework), Medium a cédé aux sirène des VCs, Et les VCs vont assassiner Medium car ils veulent un retour sur investissement, rapidement. 

Une entreprise ne devrait jamais repousser la définition d'un modèle de revenus pérenne grâce aux fonds d'investisseurs. Non, elle doit se débrouiller pour équilibrer les comptes le plus vite possible, financer sa croissance par ses propres moyens, être frugal et ne pas perdre d'argent en exploitation (faire financer des investissements est une autre question). Car rappelons une évidence : une entreprise doit faire des profits si elle veut survivre et pour cela il faut convaincre des clients de payer un produit ou un service.

Cette histoire te rappelle les mésaventures de Posterous, excellent service de blogging que tu utilisais il y a des années. Le service racheté par Twitter a été fermé peu de temps après dans l'indifférence générale, laissant ses utilisateurs au milieu de nulle part. Mais les fondateurs ont retenu la leçon, ils se sont mis à l'entreprise frugale en créant un nouveau service... de blog : une offre payante, une équipe réduite et une ambition mesurée. Voilà sûrement une voie intéressante à suivre.

Et voilà pourquoi tu utilises aujourd'hui Blogger. Tu te dis que Google ne devrait pas lâcher sa plateforme. La tranquillité sur la pérennité de ton contenu en ligne n'a pas de prix. 

vendredi 30 décembre 2016

Vers l'éclatement de la bulle Uber ?

- L'entreprise enregistre des pertes abyssales de l'ordre de 3 milliards de dollars pour des revenus de 5,5 milliards.
- Le taux de croissance a tendance à ralentir, les marchés les plus porteurs commençant à saturer.
- Aux Etats-Unis, Uber a perdu 100 millions de dollars au dernier trimestre alors que l'entreprise a 80% de parts de marché. Il n'existe donc pas de "vache à lait" permettant de financer la croissance ailleurs dans le monde.
- L'entreprise a une technologie reproductible demain par n'importe quel acteur pour quelques millions de dollars.
- Les voitures autonomes n'arriveront pas avant 2020 (et encore) et de toutes manières Uber ne maîtrise pas la technologie. Quel intérêt demain pour un constructeur de conclure un partenariat avec Uber ? Autant développer son propre service directement.
- Uber a été interdit dans certaines villes et certains pays et pourrait devoir considérer bientôt ses chauffeurs indépendants comme des salariés (procès en cours à Londres et en Californie).
- Le taux de rétention des chauffeurs est de plus en faible notamment aux Etats-Unis (reprise économique aidant) et les relations avec les chauffeurs se dégradent ainsi que la qualité de service (cf. la grève récente en France).

Nous ne sommes pas dans le cas d'Amazon au début des années 2000 qui perdait de l'argent pour construire un avantage compétitif et une logistique de premier ordre. Nous avons ici une entreprise qui perd des fortunes en exploitation et sans aucune barrière à l'entrée. 

Les 69 milliards de valorisation pour Uber apparaissent donc un tantinet exagérés, non ?

mercredi 28 décembre 2016

Eloge des organisations hiérarchisées

Tu entends le discours dominant autour du management participatif, des organisations bottom up, ou des entreprises horizontales. On te chante les louanges de l'innovation participative, des horaires à la carte, on fait des classements "Great place to work". Sauf que ton expérience des organisations t'a depuis longtemps fait comprendre que toutes ces conneries ne fonctionnent pas, jamais, nulle part. 

Non les grands succès, parfaitement exécutés viennent d'une organisation hiérarchisée, tendue vers la mise en oeuvre d'une stratégie claire décidée par le chef. Le succès immense de Apple sous Steve Jobs, la croissance folle de Amazon sous la férule de Jeff Bezos ou les innovations de Tesla sous la direction de Elon Musk en sont de parfaites démonstrations. Ceci se traduit par la pleine autorité de chaque chef sur ses subordonnés (à lui e trouver le moyen de remplir ses objectifs) et sa responsabilité totale envers ses supérieurs. En cas de succès, la récompense est une promotion ou un beau bonus et en cas d'échec c'est la porte. Clair, net, efficace. 

Après certains te citeront les contre-exemples comme Google. Sauf que ce type d'entreprise vit sur une rente (le search pour Google) qui peut leur permettre d'être moins efficient dans la définition et la mise en oeuvre de leur stratégie.

Non vraiment, pour faire avancer les organisations il faut une stratégie claire et une discipline implacable dans la phase de mise en oeuvre. Le reste n'est qu'artifices et poudre aux yeux.

mardi 13 décembre 2016

Ne cherche pas l'utilité là où il n'y a que nécessité

Tu trouves de plus en plus de personnes s'interrogeant doctement sur l'utilité de tel travail ou de telle tâche. Elles remettent en cause l'utilité de certains métiers, se plaignent du manque de place accordée à des métiers ou des activités "utiles" tels qu'éduquer des enfants, prendre soin de personnes fragiles ou créer des œuvres d'art. 

Mais toutes ces considérations partent d'une incompréhension de de la notion d'utilité. Un moyen est utile pour arriver à une fin, un marteau est utile pour planter un clou. Plus prosaïquement, toute tâche pour laquelle quelqu'un est prêt à payer est par définition "utile" car créant de la valeur ajoutée pour quelqu'un (laissons de côté les questions de morale ici). 

A côté de cela, tu as toute une série de tâches et métiers qui n'ont pas de valeur ajoutée monnayable  mais qui sont nécessaires. Ici, tu retrouveras les services publics (santé, éducation...) payés par la collectivité, les emplois administratifs dans les entreprises (les fameux bullshit jobs), la conformité dans les banques et l'art bien sûr. Car rien n'est plus idiot que d'appeler à l'émergence d'un art utile. L'art est un inutile de droit, c'est une fin en soi et non un moyen, sauf lorsqu'il est détourné à des fins de propagande bien entendu. Mais est-ce encore de l'art d'ailleurs ?

C'est pour cela que tu te sens mal à l'aise avec ces personnes qui souhaitent vivre d'une activité nécessaire, souvent tout à fait louable mais sans aucune viabilité économique en te vantant leur "utilité". Ou comment tenter de travestir la définition de valeur ajoutée pour espérer vivre d'un rêve ou d'un loisir. Car n'oublie pas, certains jobs à la con ont une valeur ajoutée car ils trouvent des personnes prêtes à payer pour cela et certains emplois reconnus socialement doivent être subventionnés d'une manière ou d'une autre car personne n'est prêt à payer le prix réel du service.

Les lois de l'économie sont implacables. Dura lex, sed lex 

dimanche 27 novembre 2016

Pensée bulletpoint

Désormais, tu n'arrives plus à faire travailler les personnes autour de toi sur des sujets complexes, arides, nécessitant de rentrer dans la technicité. On te demande toujours une synthèse claire et concise, quelques bullet points percutants pour servir la cause. Les réunions se transforment en show avec mots qui claquent, chiffres qui pêtent et slogans répétés ad nauseam.

Tu as honte d'être complice de ce néant, de ces discussions sur des sujets clés durant lesquelles on parle moins de stratégie que durant un épisode de Koh Lanta. 

Pas étonnant dans ces conditions de voir les individus et les organisations ayant un minimum de vision et de capacité de travail remporter la mise. L'adversité est bien trop faible.

vendredi 25 novembre 2016

Bonheur au travail ?

En personne pragmatique, tu attends de ton travail des choses assez simples : un travail décent, un salaire honnête par rapport à ton niveau d'engagement et une hiérarchie respectueuse. Trouver tout ceci est en effet suffisamment rare pour être apprécié. 

Mais ce n'est pas suffisant pour beaucoup à la recherche du bonheur en entreprise, de l'épanouissement personnel, du défi inspirant. Tu me diras des communiquants habiles trouvent ainsi le moyen d'attirer les naïfs dans des postes vides de sens à coup de mots ronflants. Rien ne se perd tout se transforme et le management à l'affect reste un excellent moyen de tirer le maximum des salaries surengagés dans leur travail. 

Pourtant, une entreprise n'est pas là pour créer du bonheur mais bien pour créer de la valeur pour des clients et pour des actionnaires. Le reste est une fable.

La chose la plus inquiétante est de voir des personnes tellement perdues qu'elles ne savent plus comment se réaliser autrement : par leur famille, leurs amis, leurs engagements politiques ou associatifs, leurs passions. 

Il y a tant à voir et à vivre en dehors des organisations. Le bonheur tant recherché est souvent là.

mercredi 31 août 2016

Licorne

Il est amusant d'attribuer le nom d'un animal fantastique à des entreprises sensées valoir des milliards grâce à une croissance vertigineuse. Comme si inconsciemment, ces entreprises poursuivaient un but chimérique. 

Pourquoi ne pas les avoir nommées lions, gazelles ou dauphin ? 

jeudi 25 août 2016

Pourquoi le règne de la finance à Londres ?

Tu veux savoir pourquoi Londres est devenu le grand centre financier de l'Europe ? Voici quelques raisons invoquées habituellement :
- La qualité des infrastructures. Elles sont moins bonnes qu'ailleurs même si il y a eu de grands progrès depuis 10 ans
- La qualité de la main d'œuvre locale. Soyons sérieux, la proportion d'Anglais est faible sur les activités de marché.
- Des coûts plus faibles. Le prix de l'immobilier de bureaux est délirant, les salaires élevés. Il est moins cher d'avoir ses équipes à Paris ou Francfort. 
- Une meilleure qualité de vie pour les équipes. Soyons sérieux... D'autant que tout compris (prix du logement, santé, écoles...), le pouvoir d'achat des employés n'est pas plus élevé qu'ailleurs.

Alors pourquoi cette migration massive de la finance vers Londres ? La réponse est simple : ceux qui prennent la décision d'implantation ont des rémunérations telles qu' il est très intéressant pour eux de s'installer là-bas (question de fiscalité du capital notamment). C'est pour satisfaire les intérêts du 1% de cadres dirigeants que les transferts d'équipes entières sont décidés. Toute autre explication est fallacieuse.

Cette règle simple s'applique d'ailleurs à tous les secteurs, à toutes les activités. Pour comprendre les racines d'une décision stratégique, essaie d'appréhender l'intérêt personnel des dirigeants qui prennent la décision. 

dimanche 31 juillet 2016

Bienveillance ou complaisance ?

Tu entends de plus en plus un discours louant la bienveillance, le droit à l'échec, le soutien à ceux qui n'y arrivent pas. L'intention est louable mais pourtant tu te sens mal à l'aise. 

En effet, la demande de bienveillance est bien souvent le cache sexe d'une envie de complaisance. Je ne suis pas concentré, je n'essaie pas vraiment de progresser mais ce n'est pas grave, il faut m'autoriser à échouer pour apprendre et rebondir (ou pas). Tu vois cette attitude se développer autour de toi, dans ton entreprise, à l'école, dans ta vie personnelle même. 

La médiocrité semble devenir acceptable, l'envie de progresser de manière structurée bien faible et ça t'agace. Car tu n'acceptes pas l'approximation ou les fausses excuses, tu cherches à faire juste du premier coup, même si tu sais que c'est rarement le cas bien sûr. Mais tu essaies quand même.

C'est dans ces moments là que tu te sens vieux.

mercredi 20 juillet 2016

Ne pas demander la permission

Dans n'importe quelle organisation (entreprise, administration, famille même), le modèle de gestion des hommes reste souvent très directif : pour pourvoir faire quelque chose, il faut demander la permission. 

C'est le meilleur moyen de déresponsabiliser tes équipes car tout repose sur le responsable, réussites comme échecs. Cette posture est confortable pour le responsable qui a l'impression d'être indispensable mais aussi pour les employés qui n'ont plus à réfléchir et peuvent se désolidariser des mauvaises décisions. 

Et si tu mettais en place une organisation plus mature ? Au lieu, de demander la permission, tes équipes doivent pouvoir faire, se lancer, tester. À toi de les suivre, de les aider, de les arrêter si elles vont dans le mur. 

Ce changement de posture fait toute la différence.